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CONCEPTION, CHORÉGRAPHIE ET INTERPRÉTATION : Maria Yannaros

CONTRIBUTION ET INTERPRÉTATION : Mairi Pardalaki

MUSIQUE : G.Tartini, J-S Bach.

 

Durée  35 '

 

Crédits photographiques : Heidi Marier

 

 

Comme « Arachnées » et « I Lock the Door upon myself » , « O » explore le thème de la métamorphose et revisite un mythe antique, en occurrence celui de Narcisse, en lui donnant un sens nouveau.

Deux créatures ambiguës, hybrides, mi-femmes mi-aquatiques, Sirènes, surgissent du fond de l'eau. Portées par les flots, elle se dirigent vers une table d'où elles perçoivent une bassine. Une fois d

evenues femmes, sorties de l'eau et débarrassées de leur corps fusiforme et invertébré de sirène, elles se penchent au dessus de la bassine remplie d'eau et découvrent, pour la première fois, le reflet de leur visage.

La pièce s'inspire, essentiellement, du mythe de Narcisse, tel qu'il a été interprété par les philosophes Gaston Bachelard (« L’Eau et les Rêves »), pour le plus connu, et Louis Lavelle  (« L’Erreur de Narcisse »).

L'eau devient miroir, mais un miroir vivant, mouvant et capricieux. Le reflet qu'il renvoie n'a pas la stabilité, ni la précision de celui qui est piégé dans le miroir de verre et qui, la plupart du temps, condamne a une déception passive et résignée.

Vague, infini, mystérieux, fascinant mais aussi, fragile, le reflet aquatique invite à une rêverie profonde et sans fin. La contemplation devient active et créative mais, en même temps, troublante et dangereuse ; victime du caractère instable et fragile de l'eau, le reflet fuit, disparaît. La quête obsessionnelle de celui-ci devient fatale.